• Harcèlement

    Pour mieux prévenir et prendre en charge le harcèlement scolaire,
    le ministère de l'Éducation lance un numéro vert:
    enfants, parents, appelez le 3020 (service et appel gratuit),
    et organise la première
    journée nationale "Non au harcèlement" le jeudi 9 novembre.


    Le harcèlement, c’est quoi ?

    Le harcèlement se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique. Cette violence se retrouve aussi au sein de l’école. Elle est le fait d’un ou de plusieurs élèves à l’encontre d’une victime qui ne peut se défendre.


    Lorsqu’un enfant est insulté, menacé, battu, bousculé ou reçoit des messages injurieux à répétition, on parle donc de harcèlement.

    Les 3 caractéristiques du harcèlement en milieu scolaire :

    La violence : c’est un rapport de force et de domination entre un ou plusieurs élèves et une ou plusieurs victimes.
    La répétitivité : il s’agit d’agressions qui se répètent régulièrement durant une longue période.
    L’isolement de la victime : du fait du caractère répétitif des agressions, la victime ne parvient plus à se défendre. Elle est isolée. Les conséquences peuvent être graves (baisse des résultats scolaires, perte de l’estime de soi, décrochage scolaire, profond mal être...).

    Le harcèlement se fonde sur le rejet de la différence et sur la stigmatisation de certaines caractéristiques, telles que :

    • L’apparence physique (poids, taille, couleur ou type de cheveux)
    • Le sexe, l’identité de genre (garçon jugé trop efféminé, fille jugée trop masculine, sexisme), orientation sexuelle ou supposée
    • Un handicap (physique, psychique ou mental)
    • Un trouble de la communication qui affecte la parole (bégaiement/bredouillement)
    • L’appartenance à un groupe social ou culturel particulier
    • Des centres d’intérêts différents
      Le harcèlement revêt des aspects différents en fonction de l’âge et du sexe.

    Les risques de harcèlement sont plus grands en fin d’école primaire et au collège. Les études démontrent qu'en moyenne 10% des élèves en sont victimes en primaire, quel que soit le type d'établissement, sa situation géographique...

    Si le harcèlement touche des élèves en particulier, il s’inscrit dans un contexte plus large qu’il est indispensable de prendre en compte.

    Le harcèlement se développe en particulier :

    • Lorsque le climat scolaire de l’établissement est dégradé : les adultes doivent créer les conditions pour que l’ambiance dans l’établissement soit propice à de bonnes relations entre les élèves et entre les adultes et les élèves.
    • Lorsque les situations de harcèlement sont mal identifiées par l'équipe éducative : il est indispensable que les parents et les élèves ne soient pas démunis face au signalement d’une situation de harcèlement et que les sanctions soient adaptées et éducatives.

    Les 3 acteurs du harcèlement en milieu scolaire :

    • un ou des harceleurs : il ne suffit pas de punir, il faut déterminer l'origine de la violence. Les enfants harceleurs ont également besoin de soutien. La violence peut être le seul moyen qu'ils aient trouvé comme solution à leur propres problèmes. Ils peuvent aussi avoir été eux-mêmes victimes de harcèlement sans que la situation n'ait été décelée et avoir choisi de harceler à leur tour pour sortir de leur statut de victime. Si votre enfant vous fait part de moqueries, d'insultes... en nommant souvent un élèves en particulier, cela doit vous alerter.
    • une ou plusieurs victimes : certains signes peuvent être révélateurs : maux de tête ou de ventre à répétition, chute des résultats scolaires, refus d'aller à l'école, agressivité, irritabilité, isolement... Ouvrez le dialogue avec votre enfant, invitez le à se confier à vous. S'il vous dit subir des violences à l'école, dites lui que vous le soutiendrez et qu'il ne doit pas rester seul, qu'il n'est pas responsable de la situation.
    • des témoins :  les témoins doivent prendre conscience de leur rôle : qu'ils rient aux actes du ou des harceleur(s) ou simplement qu'ils laissent faire en n'intervenant pas, ils acceptent la situation de harcèlement qui se déroulent sous leurs yeux. Ils offrent un public au harceleur qui se sent dès lors confortés dans ses actes. Les témoins de ces situations doivent en parler, à leurs parents, à leurs enseignants, au chef d'établissement... pour faire cesser la situation. Il ne s'agit pas d'être "une balance" (comme on l'entend parfois), mais de prendre conscience que la violence n'est pas acceptable et d'agir avec empathie et civisme.

     

    Ce qu'il est déconseillé de faire : ne tenter pas de régler seul la situation, vous risqueriez d'aggraver les choses. Parlez en avec votre enfant, notez des faits précis (dates, heures, personnes présentes, description des faits...) Prenez contact avec l'enseignant ou le chef d'établissement qui vous soutiendra et vous orientera pour régler le problème.

    Les liens utiles

    Le gouvernement a lancé un site dédié très riche en information. Voici les liens les plus marquants.

    Harcèlement :  Que faire ?

    Le plan du gouvernement à ce sujet : plan-de-prevention-ecoles-colleges-lycees/.

    Et nouveauté, un cahier d'activité dédié au primaire : non_harcelement_cahier_activites_primaire.pdf

    Un article sur la campagne de sensibilisation prenant en exemple une CM2 en REP: Harcèlement : De l'empathie dans une cité scolaire Rep.

    + la réponse de Najat-Vallaud Belkhacem à la pétition lancée par Nora Fraisse : ici

    Et aussi sur YouTube : vidéos_sensibilisation_harcèlement_scolaire

    Vous n'êtes pas seul ! Le harcèlement n'est pas une fatalité, il faut en parler.